Art Monte-Carlo 2026 · Stand E3
Du 29 avril au 1er mai 2026 · Grimaldi Forum Monaco
Vernissage le 28 avril 2026
A.C.M.
Aloïse
Hervé Bohnert
Morgane Salmon
Flore Sigrist
Louis Soutter
Fleury-Joseph Crépin
Vanessa Garner
Adolf Wölfli
Anna Zemánková
Carlo Zinelli
A.C.M.
1951-2023 (Hargicourt, France)
Sans titre
A.C.M. (Alfred Corinne Marié)
Assemblage de matériaux électriques et miroirs
circa 2020 · 87 x 58 x 5 cm
Cette œuvre réalisée vers 2020, se présente comme un tableau-relief à mi-chemin entre circuit abstrait, façade architecturale et cartographie mentale.
La plaque de bois peinte contenue dans le tableau est entièrement recouverte de sections de câbles électriques et de petites pièces mécaniques, agencées selon des motifs géométriques serrés : cercles concentriques, triangles, diagonales et réseaux de points qui se répondent sur toute la surface. Cette répétition méthodique produit une trame hypnotique, évoquant un schéma de connexions d’éléments interdépendants.
À intervalles réguliers, des fragments de miroir s’insèrent dans la composition comme des ouvertures ou des écrans. Ces surfaces réfléchissantes captent et fragmentent la lumière, en intégrant le public et l’espace à l’œuvre, tout en introduisant une profondeur instable qui rompt la frontalité du tableau.
Le contraste entre le fond clair et la matière sombre et compacte des câbles sciés confère à l’ensemble une forte présence graphique, à la limite du dessin et de la sculpture. La rigueur de la composition est toutefois traversée de légères irrégularités, qui en perturbent la lecture et maintiennent une tension visuelle constante.
Inquire
Sans titre
A.C.M. (Alfred Corinne Marié)
Assemblage de matériaux électriques et miroirs
circa 2020 · 102,5 x 82,5 x 4 cm
Cette œuvre, réalisée vers 2020, se présente comme un tableau-relief de grand format, entièrement composé de sections de câbles électriques et de fragments de miroir. Ces matériaux forment une surface dense et stratifiée, où se croisent des registres à la fois organiques et industriels.
De larges formes blanches, évoquant des feuilles ou des lianes, se déploient sur l’ensemble de la surface selon un enchevêtrement continu, comparable à un réseau végétal vu en surimpression. Les fragments de miroir révèlent un fond morcelé, constitué de reflets colorés et de fragments de l’espace environnant, recomposés au gré des déplacements du public.
La surface agit alors comme un plan instable, intégrant la lumière, les couleurs ambiantes et la présence du public au cœur même de la composition.
Le contraste entre la densité opaque des formes blanches et la profondeur réfléchissante des miroirs génère une vibration visuelle constante. L’œuvre oscille entre opacité et transparence, entre dessin et lumière, comme si une végétation abstraite venait progressivement recouvrir une surface vitrée. La répétition méthodique des sections de câbles évoque un travail patient transformant un matériau industriel en une structure de dentelle.
Dans le prolongement de ses recherches sur les matériaux électriques et le miroir, l’artiste élabore ici un paysage inversé, où des formes organiques se donne comme un champ de perceptions flottantes.
Inquire
A.C.M. est le pseudonyme de Francis Alfred Marié, né le 23 février 1951 à Hargicourt (Aisne) et décédé en 2023. Son acronyme réunit ses propres initiales et celles de sa compagne Corinne, dont le soutien fut central dans sa démarche créatrice. Après une brève formation aux Beaux-Arts de Tourcoing qu'il quitte en détruisant ses travaux, il s'installe dans l'ancienne manufacture de tissage familiale au milieu des années 1970. Il y assemble des matériaux naturels et de récupération — pierres, écorces, fils de fer, machines à écrire — pour produire des sculptures à l'architecture complexe et dense, à la frontière de l'art brut et de l'art singulier.
Œuvres conservées dans les collections de :
Centre Pompidou, Paris — LaM, Musée d'art moderne, contemporain et d'art brut de Lille Métropole — Collection de l'Art Brut, Lausanne — Collection Antoine de Galbert et Bruno Decharme, — Museum Of Everything, Londres - New Museum, New York
Hervé Bohnert
b. 1967 (France)
Sans titre
Hervé Bohnert
Crâne en tissu et broderies
2026 · env. 14 x 14 x 18 cm
Inquire
Sans titre
Hervé Bohnert
Crâne en tissu et broderies
2026 · env. 14 x 14 x 18 cm
Inquire
Né en 1967, Hervé Bohnert vit et travaille à Strasbourg.
Artiste autodidacte, il explore la mémoire, la disparition et les représentations de la mort, dans un rapport étroit à son héritage alsacien. Sa pratique mêle sculpture, peinture, interventions sur photographies anciennes et travail du textile. Il transforme des objets chargés d’histoire en supports de réflexion. Son travail s’inspire des danses macabres et des récits funéraires, revisités dans une tension entre gravité et ironie. Ses œuvres, nourries par la fragilité des matériaux eux-mêmes, font dialoguer mémoire intime et mémoire collective.
Œuvres conservées dans les collections de :
Collection Antoine de Galbert - Collection Volot - Fondation Francès - Museum of Everything, Londres - Musée de la Halle Saint-Pierre, Paris - Collections privées aux USA et Paris
Aloïse (Aloïse CORBAZ, dite)
1886 (Lausanne, Suisse) - 1964 (Gimel, Suisse)
Gloire à Dieu Rosière
Aloïse Corbaz
Craie grasse sur papier
5ème période 1960-1963 · 70 x 100 cm
N°497 du catalogue raisonné
En bas à droite: «Gloire à Dieu Rosière»
Inquire
La Muerte Lucrèce Borgia (recto)
Rivoli (verso)
Aloïse Corbaz
Crayons de couleur et mine de plomb sur papier, recto-verso
entre 1924 et 1941 (2ème période) · 29 x 21 cm
N° 26.01 et 26.02 du catalogue raisonné
Légende (recto) : "la Muerte Lucrèce BorghiaRivoli"
Inquire
Aloïse Corbaz naît le 28 juin 1886 à Lausanne. Gouvernante en Allemagne avant la Première Guerre mondiale, elle développe une fascination pour l'Empereur Guillaume II et nourrit le rêve secret de devenir cantatrice. En 1918, elle est internée dans un asile psychiatrique en Suisse, où elle passera plus de 40 ans.
Elle y produit clandestinement plus de 2 000 dessins représentant des figures féminines opulentes et des couples enlacés, réalisés avec des pétales, des herbes ou du jus de cerise. Jean Dubuffet l'admire profondément et elle est l'une des figures centrales ayant inspiré sa théorisation de l'art brut après la Seconde Guerre mondiale.
Œuvres conservées dans les collections de :
Collection de l'Art Brut, Lausanne — Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne — Centre Pompidou, Paris — LaM, Villeneuve-d'Ascq — American Folk Art Museum, New York — Kunstmuseum de Soleure — Musée d'Art et d'Histoire de l'hôpital Sainte-Anne, Paris — La Fabuloserie, Dicy
Fleury-Joseph Crépin
1875 (Hénin-Beaumont, France) -1948 (Montigny-en-Gohelle, France)
Sans titre
Fleury-Joseph Crépin
Huile sur toile
12.1939 · 45 x 30 cm
Signé en bas à droite : “Crepin Fy – JH ; JH Crepin – F. 12-1939 n°50”
Au dos : “JH Crepin F. 12-1939 n°50”
Foyer de l’Art Brut
Ancienne Collection André Breton
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Fleury Joseph Crépin naît le 8 février 1875 à Hénin-Liétard, dans le Pas-de-Calais, et décède le 10 novembre 1948 à Montigny-en-Gohelle. Plombier-zingueur, quincaillier, musicien et sourcier, rien ne le prédestine à la peinture. En 1930, il se lie d'amitié avec le médium et voyant Victor Simon, qui l'initie au spiritisme, avant de devenir lui-même guérisseur. C'est à l'âge de 63 ans, en 1938, qu'il commence à dessiner puis à peindre, convaincu que ses mains sont guidées par des entités angéliques.
En 1939, une voix lui intime de peindre 300 tableaux pour mettre fin à la guerre. Il achève sa 300e œuvre le 7 mai 1945, jour même de la capitulation nazie — coïncidence qui lui vaudra une aura mystique durable. Ses compositions sont caractérisées par une symétrie rigoureuse, des temples et palais multicolores d'une précision méticuleuse, proches des mandalas, réalisés dans un état de transe. Il produit au total 345 huiles sur toile et 43 « tableaux merveilleux ». Dès 1945, André Breton acquiert deux de ses œuvres lors de l'exposition inaugurale du Foyer de l'Art Brut, et Jean Dubuffet en fait l'un des artistes phares de sa première grande exposition d'art brut en 1949.
Œuvres conservées dans les collections de :
Collection de l'Art Brut, Lausanne — Centre Pompidou / Musée national d'art moderne, Paris — LaM, Villeneuve-d'Ascq (acquisition lors de la vente de la collection André Breton, 2003) — Collection Antoine de Galbert.
Vanessa Garner
b. 1993 (France)
Totem
Vanessa Garner
Fuseaux en bois, brins de lavandin, tissus thaïlandais, laine et perles sur socle
2025 · 200 cm
Jeune artiste d’origine franco-thaïlandaise, Vanessa Garner développe une œuvre ancrée dans l’exploration du métissage, de la mémoire et de l’identité. Elle utilise des matériaux naturels — bois, tissus batik, laine, lavandin — qu’elle assemble en installations, objets totémiques et sculptures textiles.
Conçu pour être touché et manipulé, son travail interroge la distance entre l’art et le public et ouvre la voie à des expériences immersives et participatives.La verticalité, la forme du bâton et l’usage de matières naturelles confèrent à son œuvre une dimension universelle, associée aux notions de guidance, de lien entre ciel et terre et de purification. Les tissus thaïlandais, le batik indonésien et la lavande provençale deviennent ainsi les vecteurs d’une narration à la fois intime et collective, établissant un pont entre les cultures et les générations.
Le travail de Vanessa Garner a été présenté lors de nombreuses expositions individuelles et collectives à Strasbourg, Paris, Lille, Zurich et Lausanne. Elle est lauréate de la Fondation Laurent-Vuibert.
Son travail sera présenté à Venise pendant l’édition 2026 de la Biennale dans le cadre de l’exposition Personal Structures au Palazzo Mora.
Œuvres conservées dans les collections de :
Galerie Ritsch-Fisch, Strasbourg — Collections privées, Paris, Lille, Zurich et Lausanne — Résidences : Château de Lourmarin, Fondation Laurent-Vuibert
Inquire
Jeune artiste d’origine franco-thaïlandaise, Vanessa Garner développe une œuvre ancrée dans l’exploration du métissage, de la mémoire et de l’identité. Elle utilise des matériaux naturels — bois, tissus batik, laine, lavandin — qu’elle assemble en installations, objets totémiques et sculptures textiles.
Conçu pour être touché et manipulé, son travail interroge la distance entre l’art et le public et ouvre la voie à des expériences immersives et participatives.La verticalité, la forme du bâton et l’usage de matières naturelles confèrent à son œuvre une dimension universelle, associée aux notions de guidance, de lien entre ciel et terre et de purification. Les tissus thaïlandais, le batik indonésien et la lavande provençale deviennent ainsi les vecteurs d’une narration à la fois intime et collective, établissant un pont entre les cultures et les générations.
Le travail de Vanessa Garner a été présenté lors de nombreuses expositions individuelles et collectives à Strasbourg, Paris, Lille, Zurich et Lausanne. Elle est lauréate de la Fondation Laurent-Vuibert.
Son travail sera présenté à Venise pendant l’édition 2026 de la Biennale dans le cadre de l’exposition Personal Structures au Palazzo Mora.
Œuvres conservées dans les collections de :
Galerie Ritsch-Fisch, Strasbourg — Collections privées, Paris, Lille, Zurich et Lausanne — Résidences : Château de Lourmarin, Fondation Laurent-Vuibert
Morgane Salmon
b. 1987 (France)
Grand vase aux élégantes fleurs rouges
Morgane Salmon
Céramique émaillée
2024 · 36 x 30 x 30 cm
Inquire
Grand vase aux fleurs élégantes jaunes
Morgane Salmon
Céramique émaillée
2025 · 35 x 30 x 30 cm
Inquire
Cache-pot aux fleurs carnivores rouge orangé et 3 serpents
Morgane Salmon
Céramique émaillée
2024 · 23 x 38 cm
SOLD
Morgane Salmon est une céramiste strasbourgeoise née en 1987, qui pratique la céramique depuis l'âge de huit ans.
Elle s'installe dans son atelier à Strasbourg en 2012 sous le nom d'Heurgothique et développe des créations foisonnantes — vases, sculptures hybrides — recouvertes de motifs floraux et organiques aux couleurs vives, brouillant la frontière entre art et artisanat. Elle expose à la Galerie Ritsch-Fisch à Strasbourg depuis 2024.
Œuvres conservées dans les collections de :
Halle Saint-Pierre, Paris — Galerie Ritsch-Fisch, Strasbourg — Biennale de la céramique, Guebwiller et Chantemerle-lès-Grignan
Flore SIGRIST
b. 1985 (France)
Le Jardin des délices de Flore
Flore Sigrist
Acrylique sur toile
2024 · 200 x 300 cm
Signée et numérotée : “20243000820”
Inquire
Flore Sigrist est une artiste peintre et plasticienne née en 1985 à Strasbourg. Autodidacte et prodige, elle développe un style expressionniste abstrait lyrique fait de gestes spontanés, de couleurs intenses et d'une tension entre ordre et chaos.
En 1995, à seulement dix ans, elle expose 40 œuvres au Sporting d'Hiver de Monaco lors d'une vente aux enchères caritative organisée sous l'égide de la Principauté, au bénéfice de l'association Mission Enfance, en présence du Prince Rainier III et du Prince Albert. C'est à cette occasion qu'Alain Renner, alors vice-président de Sotheby's France, découvre la jeune prodige et la prend sous son aile — un tournant décisif qui lance sa reconnaissance internationale.
En 2011 et 2012, elle figure parmi les 30 artistes de moins de 30 ans les plus cotés en peinture internationale, et en 2015, Forbes la cite comme seule femme française dans sa liste des artistes émergents les plus influents.
Œuvres conservées dans les collections de :
Musée MMM – Mer Marine Monde, Bordeaux (10 œuvres monumentales en collection permanente depuis juin 2019) — Centre national des arts plastiques (Cnap), France — Collections privées à Monaco et en Suisse
Louis Soutter
1871 (Morges, Suisse) - 1942 (Ballaigues,Suisse)
Les Pa/ssions enfermées
Louis Soutter
Encre de Chine sur papier
"Période maniériste" : 1930-1937 · 34 x 25,5 cm
N°2088 du catalogue raisonné
Au dos : "Après l'émotion / spirituelle du 13 juin / Je signe / Louis Soutter"
Publications
Louis Soutter, Crayon, plume & encre de Chine, Michel Thévoz et Anne-Marie Simond, Ed. Héron, 2002
Reproductions
Louis Soutter, Crayon, plume & encre de Chine, Michel Thévoz et Anne-Marie Simond, Ed. Héron, 2002 : reproduction pleine page, p.115
Inquire
Louis Soutter naît le 4 juin 1871 à Morges, en Suisse. Doué, il mène de brillantes études d'architecte et d'ingénieur, pratique le violon et la peinture, et est nommé en 1897 directeur du département arts et design au Colorado College, aux États-Unis.
De retour en Europe, il sombre progressivement dans la précarité et la marginalité, et finit interné dans un hospice suisse. Après 1936, l'arthrose l'empêchant de tenir un crayon, il peint entièrement au doigt à l'encre et à la gouache. Son cousin Le Corbusier l'encourage ; Jean Dubuffet le découvre en 1945 et l'intègre à sa collection d'art brut.
Œuvres conservées dans les collections de :
Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), Lausanne (plus de 630 œuvres) — MoMA – Museum of Modern Art, New York — Kunstmuseum Basel — Kunsthaus Zürich — Kunstmuseum Winterthur — Fondation Le Corbusier, Paris
Adolf Wölfli
1864 (Bowil, Suisse) - 1930 (Berne, Suisse)
Sans titre
Adolf Wölfli
Mine de plomb et crayon de couleur sur papier, recto-verso
1926 · 59 x 51 cm
Oeuvre recto-verso : écritures manuscrites au verso
Publications
Expositions
Reproductions
Détails du verso
Inquire
Sans titre
Adolf Wölfli
Mine de plomb et crayon de couleur sur papier, recto-verso
circa 1920 · 32 x 20 cm
Oeuvre recto-verso : écritures manuscrites au verso
Détails du verso
Inquire
Adolf Wölfli naît le 29 février 1864 à Bowil, près de Berne. Orphelin, victime d'abus et de misère dès l'enfance, il est interné en 1895 à l'asile psychiatrique de la Waldau où il passera toute sa vie.
À partir de 1899, il produit une œuvre titanesque : plus de 1 500 dessins et une autobiographie fantastique de 25 000 pages, mêlant royaumes imaginaires, partitions musicales et symboles géométriques. André Breton le cite comme « l'une des trois ou quatre œuvres capitales du XXe siècle ». Il est l'un des premiers artistes hors norme à avoir été étudié par un psychiatre, Walter Morgenthaler, dès 1921.
Œuvres conservées dans les collections de :
Musée des Beaux-Arts de Berne / Fondation Adolf Wölfli — Collection de l'Art Brut, Lausanne — Centre Pompidou / Musée national d'art moderne, Paris — Collection Prinzhorn, Heidelberg — LaM, Villeneuve-d'Ascq
Anna Zemánková
1908 (Olomuc, Rép. Tchèque) - 1988 (Prague, Rép. Tchèque)
Sans titre
Anna Zemánková
Encre, crayon de couleur, papier découpé, broderie et fil sur papier
entre 1965 et 1973 · 62 x 45 cm
Signé en bas à droite : “Zemánková”
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Anna Zemánková naît en 1908 à Olomouc, en Moravie (actuelle République tchèque). Prothésiste dentaire de formation, elle commence à peindre à 52 ans pour échapper à la dépression, tôt le matin avant le réveil de sa famille, dans un état proche de la transe.
Elle produit de grandes compositions florales et organiques à l'encre, au pastel et à l'aquarelle, représentant des formes hybrides entre botanique et imaginaire, peuplées de forces qu'elle décrivait comme magnétiques. Honorée à la Biennale de Venise en 2013 puis en 2024, elle est aujourd'hui reconnue comme l'une des grandes figures féminines de l'art brut.
Œuvres conservées dans les collections de :
Centre Pompidou, Paris — Museum of Fine Arts, Boston — Collection de l'Art Brut, Lausanne
Carlo Zinelli
1916 (San Giovanni Lupatoto, Italie) - 1974 (Vérone, Italie)
Tavoli Verdi e figura piegata blu stellata · 468 A
Cavallo su cerchi con figura barbuta tra le zampe · 468 B
Carlo Zinelli
Gouache sur papier, recto-verso
14 janvier 1967 · 70 x 50 cm
N°468 A et 468 B du catalogue général
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Grande uomo con fez e figure neri · 715 A
Grande uomo con fez e donna neri · 715 B
Carlo Zinelli
Gouache sur papier, recto-verso
25 mars 1968 · 70 x 50 cm
N°715 A et 715 B du catalogue général
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Pesce stellato blu, alpino con penna e case · 729 A
Due grandi alpine dai nasi a spirale e penna blu · 729 B
Carlo Zinelli
Gouache et mine de plomb sur papier (729 A) ; gouache sur papier (729 B) ; oeuvre recto-verso
29 avril 1968 · 70 x 50 cm
Ce travail recto-verso de Carlo Zinelli déploie un univers d’une grande intensité, fidèle à l’esprit de l’artiste. Sur chaque face, deux grandes silhouettes stylisées, l’une bleue, l’autre rouge, se font face ou se répondent, traversées de motifs circulaires et d’ouvertures, comme des archétypes humains ou des figures totémiques. Autour d’elles, une constellation d’objets, d’animaux, de maisons et de signes s’organise dans un espace sans perspective, dans lequel la narration se construit par la répétition et la variation d’échelle. La composition est rythmée par une écriture manuscrite qui s’impose sur la surface, mêlant mots, fragments de phrases et onomatopées.
Cette écriture, loin d’être purement informative, devient un élément plastique à part entière, renforçant la dimension sonore et intérieure de l’œuvre. La palette, dominée par le bleu profond, le rouge carmin et quelques touches de jaune, structure un ensemble dans lequel on retrouve l’écho de la mémoire rurale de Zinelli, ses souvenirs de la campagne, mais aussi les marques de son expérience de la guerre et de l’asile psychiatrique : animaux et formes énigmatiques, maisons, objets.
Un détail singulier attire l’attention : à l’intérieur d’un cercle, un trou de cigarette, réalisé par l’artiste lui-même, vient percer la surface. Ce geste, à la fois spontané et chargé de sens, introduit une dimension tactile et presque rituelle à l’œuvre, comme une signature ou une marque du temps qui traverse la narration.
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Carlo Zinelli naît en 1916 à San Giovanni Lupatoto, près de Vérone. Après avoir participé à la guerre d'Espagne, il traverse une période d'instabilité mentale profonde qui conduit à son internement définitif en 1947 à l'hôpital psychiatrique San Giacomo de Vérone, où il est diagnostiqué schizophrène paranoïde.
Orienté vers l'atelier d'art de l'hôpital en 1957, il produit près de 3 000 œuvres en quinze ans : des compositions de silhouettes répétitives en rouge et bleu sur fond blanc, dans une logique visuelle obsessionnelle et fascinante. Exposé à la Biennale de Venise en 2013, il est aujourd'hui reconnu comme une figure phare de l'art brut mondial.
Œuvres conservées dans les collections de :
MoMA – Museum of Modern Art, New York — Centre Pompidou, Paris — Collection de l'Art Brut, Lausanne — LaM, Villeneuve-d'Ascq — American Folk Art Museum, New York
Galerie Ritsch-Fisch
6 rue des Charpentiers
67000 Strasbourg
Horaires d’ouverture
Lundi au mercredi : fermé
Jeudi au samedi :
14h - 19h
Dimanche : fermé
Contact
Richard Solti
+ 33 6 23 67 88 56
contact@ritschfisch.com
©All Rights Reserved


A.C.M.
1951-2023 (Hargicourt, France)
Sans titre
A.C.M. (Alfred Corinne Marié)
Assemblage de matériaux électriques et miroirs
circa 2020 · 87 x 58 x 5 cm
Cette œuvre réalisée vers 2020, se présente comme un tableau-relief à mi-chemin entre circuit abstrait, façade architecturale et cartographie mentale.
La plaque de bois peinte contenue dans le tableau est entièrement recouverte de sections de câbles électriques et de petites pièces mécaniques, agencées selon des motifs géométriques serrés : cercles concentriques, triangles, diagonales et réseaux de points qui se répondent sur toute la surface. Cette répétition méthodique produit une trame hypnotique, évoquant un schéma de connexions d’éléments interdépendants.
À intervalles réguliers, des fragments de miroir s’insèrent dans la composition comme des ouvertures ou des écrans. Ces surfaces réfléchissantes captent et fragmentent la lumière, en intégrant le public et l’espace à l’œuvre, tout en introduisant une profondeur instable qui rompt la frontalité du tableau.
Le contraste entre le fond clair et la matière sombre et compacte des câbles sciés confère à l’ensemble une forte présence graphique, à la limite du dessin et de la sculpture. La rigueur de la composition est toutefois traversée de légères irrégularités, qui en perturbent la lecture et maintiennent une tension visuelle constante.
Inquire
Sans titre
A.C.M. (Alfred Corinne Marié)
Assemblage de matériaux électriques et miroirs
circa 2020 · 102,5 x 82,5 x 4 cm
Cette œuvre, réalisée vers 2020, se présente comme un tableau-relief de grand format, entièrement composé de sections de câbles électriques et de fragments de miroir. Ces matériaux forment une surface dense et stratifiée, où se croisent des registres à la fois organiques et industriels.
De larges formes blanches, évoquant des feuilles ou des lianes, se déploient sur l’ensemble de la surface selon un enchevêtrement continu, comparable à un réseau végétal vu en surimpression. Les fragments de miroir révèlent un fond morcelé, constitué de reflets colorés et de fragments de l’espace environnant, recomposés au gré des déplacements du public.
La surface agit alors comme un plan instable, intégrant la lumière, les couleurs ambiantes et la présence du public au cœur même de la composition.
Le contraste entre la densité opaque des formes blanches et la profondeur réfléchissante des miroirs génère une vibration visuelle constante. L’œuvre oscille entre opacité et transparence, entre dessin et lumière, comme si une végétation abstraite venait progressivement recouvrir une surface vitrée. La répétition méthodique des sections de câbles évoque un travail patient transformant un matériau industriel en une structure de dentelle.
Dans le prolongement de ses recherches sur les matériaux électriques et le miroir, l’artiste élabore ici un paysage inversé, où des formes organiques se donne comme un champ de perceptions flottantes.
Inquire
A.C.M. est le pseudonyme de Francis Alfred Marié, né le 23 février 1951 à Hargicourt (Aisne) et décédé en 2023. Son acronyme réunit ses propres initiales et celles de sa compagne Corinne, dont le soutien fut central dans sa démarche créatrice. Après une brève formation aux Beaux-Arts de Tourcoing qu'il quitte en détruisant ses travaux, il s'installe dans l'ancienne manufacture de tissage familiale au milieu des années 1970. Il y assemble des matériaux naturels et de récupération — pierres, écorces, fils de fer, machines à écrire — pour produire des sculptures à l'architecture complexe et dense, à la frontière de l'art brut et de l'art singulier.
Œuvres conservées dans les collections de :
Centre Pompidou, Paris — LaM, Musée d'art moderne, contemporain et d'art brut de Lille Métropole — Collection de l'Art Brut, Lausanne — Collection Antoine de Galbert et Bruno Decharme, — Museum Of Everything, Londres - New Museum, New York
Hervé Bohnert
b. 1967 (France)
Sans titre
Hervé Bohnert
Crâne en tissu et broderies
2026 · env. 14 x 14 x 18 cm
Inquire
Sans titre
Hervé Bohnert
Crâne en tissu et broderies
2026 · env. 14 x 14 x 18 cm
Inquire
Né en 1967, Hervé Bohnert vit et travaille à Strasbourg.
Artiste autodidacte, il explore la mémoire, la disparition et les représentations de la mort, dans un rapport étroit à son héritage alsacien. Sa pratique mêle sculpture, peinture, interventions sur photographies anciennes et travail du textile. Il transforme des objets chargés d’histoire en supports de réflexion. Son travail s’inspire des danses macabres et des récits funéraires, revisités dans une tension entre gravité et ironie. Ses œuvres, nourries par la fragilité des matériaux eux-mêmes, font dialoguer mémoire intime et mémoire collective.
Œuvres conservées dans les collections de :
Collection Antoine de Galbert - Collection Volot - Fondation Francès - Museum of Everything, Londres - Musée de la Halle Saint-Pierre, Paris - Collections privées aux USA et Paris
Aloïse (Aloïse CORBAZ, dite)
1886 (Lausanne, Suisse) - 1964 (Gimel, Suisse)
Gloire à Dieu Rosière
Aloïse Corbaz
Craie grasse sur papier
5ème période 1960-1963 · 70 x 100 cm
N°497 du catalogue raisonné
En bas à droite: «Gloire à Dieu Rosière»
Inquire
La Muerte Lucrèce Borgia (recto)
Rivoli (verso)
Aloïse Corbaz
Crayons de couleur et mine de plomb sur papier, recto-verso
entre 1924 et 1941 (2ème période) · 29 x 21 cm
N° 26.01 et 26.02 du catalogue raisonné
Légende (recto) : "la Muerte Lucrèce BorghiaRivoli"
Inquire
Aloïse Corbaz naît le 28 juin 1886 à Lausanne. Gouvernante en Allemagne avant la Première Guerre mondiale, elle développe une fascination pour l'Empereur Guillaume II et nourrit le rêve secret de devenir cantatrice. En 1918, elle est internée dans un asile psychiatrique en Suisse, où elle passera plus de 40 ans.
Elle y produit clandestinement plus de 2 000 dessins représentant des figures féminines opulentes et des couples enlacés, réalisés avec des pétales, des herbes ou du jus de cerise. Jean Dubuffet l'admire profondément et elle est l'une des figures centrales ayant inspiré sa théorisation de l'art brut après la Seconde Guerre mondiale.
Œuvres conservées dans les collections de :
Collection de l'Art Brut, Lausanne — Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne — Centre Pompidou, Paris — LaM, Villeneuve-d'Ascq — American Folk Art Museum, New York — Kunstmuseum de Soleure — Musée d'Art et d'Histoire de l'hôpital Sainte-Anne, Paris — La Fabuloserie, Dicy
Fleury-Joseph Crépin
1875 (Hénin-Beaumont, France) -1948 (Montigny-en-Gohelle, France)
Sans titre
Fleury-Joseph Crépin
Huile sur toile
12.1939 · 45 x 30 cm
Signé en bas à droite : “Crepin Fy – JH ; JH Crepin – F. 12-1939 n°50”
Au dos : “JH Crepin F. 12-1939 n°50”
Foyer de l’Art Brut
Ancienne Collection André Breton
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Fleury Joseph Crépin naît le 8 février 1875 à Hénin-Liétard, dans le Pas-de-Calais, et décède le 10 novembre 1948 à Montigny-en-Gohelle. Plombier-zingueur, quincaillier, musicien et sourcier, rien ne le prédestine à la peinture. En 1930, il se lie d'amitié avec le médium et voyant Victor Simon, qui l'initie au spiritisme, avant de devenir lui-même guérisseur. C'est à l'âge de 63 ans, en 1938, qu'il commence à dessiner puis à peindre, convaincu que ses mains sont guidées par des entités angéliques.
En 1939, une voix lui intime de peindre 300 tableaux pour mettre fin à la guerre. Il achève sa 300e œuvre le 7 mai 1945, jour même de la capitulation nazie — coïncidence qui lui vaudra une aura mystique durable. Ses compositions sont caractérisées par une symétrie rigoureuse, des temples et palais multicolores d'une précision méticuleuse, proches des mandalas, réalisés dans un état de transe. Il produit au total 345 huiles sur toile et 43 « tableaux merveilleux ». Dès 1945, André Breton acquiert deux de ses œuvres lors de l'exposition inaugurale du Foyer de l'Art Brut, et Jean Dubuffet en fait l'un des artistes phares de sa première grande exposition d'art brut en 1949.
Œuvres conservées dans les collections de :
Collection de l'Art Brut, Lausanne — Centre Pompidou / Musée national d'art moderne, Paris — LaM, Villeneuve-d'Ascq (acquisition lors de la vente de la collection André Breton, 2003) — Collection Antoine de Galbert.
Vanessa Garner
b. 1993 (France)
Totem
Vanessa Garner
Fuseaux en bois, brins de lavandin, tissus thaïlandais, laine et perles sur socle
2025 · 200 cm
Jeune artiste d’origine franco-thaïlandaise, Vanessa Garner développe une œuvre ancrée dans l’exploration du métissage, de la mémoire et de l’identité. Elle utilise des matériaux naturels — bois, tissus batik, laine, lavandin — qu’elle assemble en installations, objets totémiques et sculptures textiles.
Conçu pour être touché et manipulé, son travail interroge la distance entre l’art et le public et ouvre la voie à des expériences immersives et participatives.La verticalité, la forme du bâton et l’usage de matières naturelles confèrent à son œuvre une dimension universelle, associée aux notions de guidance, de lien entre ciel et terre et de purification. Les tissus thaïlandais, le batik indonésien et la lavande provençale deviennent ainsi les vecteurs d’une narration à la fois intime et collective, établissant un pont entre les cultures et les générations.
Le travail de Vanessa Garner a été présenté lors de nombreuses expositions individuelles et collectives à Strasbourg, Paris, Lille, Zurich et Lausanne. Elle est lauréate de la Fondation Laurent-Vuibert.
Son travail sera présenté à Venise pendant l’édition 2026 de la Biennale dans le cadre de l’exposition Personal Structures au Palazzo Mora.
Œuvres conservées dans les collections de :
Galerie Ritsch-Fisch, Strasbourg — Collections privées, Paris, Lille, Zurich et Lausanne — Résidences : Château de Lourmarin, Fondation Laurent-Vuibert
Inquire
Jeune artiste d’origine franco-thaïlandaise, Vanessa Garner développe une œuvre ancrée dans l’exploration du métissage, de la mémoire et de l’identité. Elle utilise des matériaux naturels — bois, tissus batik, laine, lavandin — qu’elle assemble en installations, objets totémiques et sculptures textiles.
Conçu pour être touché et manipulé, son travail interroge la distance entre l’art et le public et ouvre la voie à des expériences immersives et participatives.La verticalité, la forme du bâton et l’usage de matières naturelles confèrent à son œuvre une dimension universelle, associée aux notions de guidance, de lien entre ciel et terre et de purification. Les tissus thaïlandais, le batik indonésien et la lavande provençale deviennent ainsi les vecteurs d’une narration à la fois intime et collective, établissant un pont entre les cultures et les générations.
Le travail de Vanessa Garner a été présenté lors de nombreuses expositions individuelles et collectives à Strasbourg, Paris, Lille, Zurich et Lausanne. Elle est lauréate de la Fondation Laurent-Vuibert.
Son travail sera présenté à Venise pendant l’édition 2026 de la Biennale dans le cadre de l’exposition Personal Structures au Palazzo Mora.
Œuvres conservées dans les collections de :
Galerie Ritsch-Fisch, Strasbourg — Collections privées, Paris, Lille, Zurich et Lausanne — Résidences : Château de Lourmarin, Fondation Laurent-Vuibert
Morgane Salmon
b. 1987 (France)
Grand vase aux élégantes fleurs rouges
Morgane Salmon
Céramique émaillée
2024 · 36 x 30 x 30 cm
Inquire
Grand vase aux fleurs élégantes jaunes
Morgane Salmon
Céramique émaillée
2025 · 35 x 30 x 30 cm
Inquire
Cache-pot aux fleurs carnivores rouge orangé et 3 serpents
Morgane Salmon
Céramique émaillée
2024 · 23 x 38 cm
SOLD
Morgane Salmon est une céramiste strasbourgeoise née en 1987, qui pratique la céramique depuis l'âge de huit ans.
Elle s'installe dans son atelier à Strasbourg en 2012 sous le nom d'Heurgothique et développe des créations foisonnantes — vases, sculptures hybrides — recouvertes de motifs floraux et organiques aux couleurs vives, brouillant la frontière entre art et artisanat. Elle expose à la Galerie Ritsch-Fisch à Strasbourg depuis 2024.
Œuvres conservées dans les collections de :
Halle Saint-Pierre, Paris — Galerie Ritsch-Fisch, Strasbourg — Biennale de la céramique, Guebwiller et Chantemerle-lès-Grignan
Flore SIGRIST
b. 1985 (France)
Le Jardin des délices de Flore
Flore Sigrist
Acrylique sur toile
2024 · 200 x 300 cm
Signée et numérotée : “20243000820”
Inquire
Flore Sigrist est une artiste peintre et plasticienne née en 1985 à Strasbourg. Autodidacte et prodige, elle développe un style expressionniste abstrait lyrique fait de gestes spontanés, de couleurs intenses et d'une tension entre ordre et chaos.
En 1995, à seulement dix ans, elle expose 40 œuvres au Sporting d'Hiver de Monaco lors d'une vente aux enchères caritative organisée sous l'égide de la Principauté, au bénéfice de l'association Mission Enfance, en présence du Prince Rainier III et du Prince Albert. C'est à cette occasion qu'Alain Renner, alors vice-président de Sotheby's France, découvre la jeune prodige et la prend sous son aile — un tournant décisif qui lance sa reconnaissance internationale.
En 2011 et 2012, elle figure parmi les 30 artistes de moins de 30 ans les plus cotés en peinture internationale, et en 2015, Forbes la cite comme seule femme française dans sa liste des artistes émergents les plus influents.
Œuvres conservées dans les collections de :
Musée MMM – Mer Marine Monde, Bordeaux (10 œuvres monumentales en collection permanente depuis juin 2019) — Centre national des arts plastiques (Cnap), France — Collections privées à Monaco et en Suisse
Louis Soutter
1871 (Morges, Suisse) - 1942 (Ballaigues,Suisse)
Les Pa/ssions enfermées
Louis Soutter
Encre de Chine sur papier
"Période maniériste" : 1930-1937 · 34 x 25,5 cm
N°2088 du catalogue raisonné
Au dos : "Après l'émotion / spirituelle du 13 juin / Je signe / Louis Soutter"
Publications
Louis Soutter, Crayon, plume & encre de Chine, Michel Thévoz et Anne-Marie Simond, Ed. Héron, 2002
Reproductions
Louis Soutter, Crayon, plume & encre de Chine, Michel Thévoz et Anne-Marie Simond, Ed. Héron, 2002 : reproduction pleine page, p.115
Inquire
Louis Soutter naît le 4 juin 1871 à Morges, en Suisse. Doué, il mène de brillantes études d'architecte et d'ingénieur, pratique le violon et la peinture, et est nommé en 1897 directeur du département arts et design au Colorado College, aux États-Unis.
De retour en Europe, il sombre progressivement dans la précarité et la marginalité, et finit interné dans un hospice suisse. Après 1936, l'arthrose l'empêchant de tenir un crayon, il peint entièrement au doigt à l'encre et à la gouache. Son cousin Le Corbusier l'encourage ; Jean Dubuffet le découvre en 1945 et l'intègre à sa collection d'art brut.
Œuvres conservées dans les collections de :
Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), Lausanne (plus de 630 œuvres) — MoMA – Museum of Modern Art, New York — Kunstmuseum Basel — Kunsthaus Zürich — Kunstmuseum Winterthur — Fondation Le Corbusier, Paris
Adolf Wölfli
1864 (Bowil, Suisse) - 1930 (Berne, Suisse)
Détails du verso
Sans titre
Adolf Wölfli
Mine de plomb et crayon de couleur sur papier, recto-verso
1926 · 59 x 51 cm
Oeuvre recto-verso : écritures manuscrites au verso
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Détails du verso
Sans titre
Adolf Wölfli
Mine de plomb et crayon de couleur sur papier, recto-verso
circa 1920 · 32 x 20 cm
Oeuvre recto-verso : écritures manuscrites au verso
Inquire
Adolf Wölfli naît le 29 février 1864 à Bowil, près de Berne. Orphelin, victime d'abus et de misère dès l'enfance, il est interné en 1895 à l'asile psychiatrique de la Waldau où il passera toute sa vie.
À partir de 1899, il produit une œuvre titanesque : plus de 1 500 dessins et une autobiographie fantastique de 25 000 pages, mêlant royaumes imaginaires, partitions musicales et symboles géométriques. André Breton le cite comme « l'une des trois ou quatre œuvres capitales du XXe siècle ». Il est l'un des premiers artistes hors norme à avoir été étudié par un psychiatre, Walter Morgenthaler, dès 1921.
Œuvres conservées dans les collections de :
Musée des Beaux-Arts de Berne / Fondation Adolf Wölfli — Collection de l'Art Brut, Lausanne — Centre Pompidou / Musée national d'art moderne, Paris — Collection Prinzhorn, Heidelberg — LaM, Villeneuve-d'Ascq
Anna Zemánková
1908 (Olomuc, Rép. Tchèque) - 1988 (Prague, Rép. Tchèque)
Sans titre
Anna Zemánková
Encre, crayon de couleur, papier découpé, broderie et fil sur papier
entre 1965 et 1973 · 62 x 45 cm
Signé en bas à droite : “Zemánková”
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Anna Zemánková naît en 1908 à Olomouc, en Moravie (actuelle République tchèque). Prothésiste dentaire de formation, elle commence à peindre à 52 ans pour échapper à la dépression, tôt le matin avant le réveil de sa famille, dans un état proche de la transe.
Elle produit de grandes compositions florales et organiques à l'encre, au pastel et à l'aquarelle, représentant des formes hybrides entre botanique et imaginaire, peuplées de forces qu'elle décrivait comme magnétiques. Honorée à la Biennale de Venise en 2013 puis en 2024, elle est aujourd'hui reconnue comme l'une des grandes figures féminines de l'art brut.
Œuvres conservées dans les collections de :
Centre Pompidou, Paris — Museum of Fine Arts, Boston — Collection de l'Art Brut, Lausanne
Carlo Zinelli
1916 (San Giovanni Lupatoto, Italie) - 1974 (Vérone, Italie)
Tavoli Verdi e figura piegata blu stellata · 468 A
Cavallo su cerchi con figura barbuta tra le zampe · 468 B
Carlo Zinelli
Gouache sur papier, recto-verso
14 janvier 1967 · 70 x 50 cm
N°468 A et 468 B du catalogue général
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Grande uomo con fez e figure neri · 715 A
Grande uomo con fez e donna neri · 715 B
Carlo Zinelli
Gouache sur papier, recto-verso
25 mars 1968 · 70 x 50 cm
N°715 A et 715 B du catalogue général
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Pesce stellato blu, alpino con penna e case · 729 A
Due grandi alpine dai nasi a spirale e penna blu · 729 B
Carlo Zinelli
Gouache et mine de plomb sur papier (729 A) ; gouache sur papier (729 B) ; oeuvre recto-verso
29 avril 1968 · 70 x 50 cm
Ce travail recto-verso de Carlo Zinelli déploie un univers d’une grande intensité, fidèle à l’esprit de l’artiste. Sur chaque face, deux grandes silhouettes stylisées, l’une bleue, l’autre rouge, se font face ou se répondent, traversées de motifs circulaires et d’ouvertures, comme des archétypes humains ou des figures totémiques. Autour d’elles, une constellation d’objets, d’animaux, de maisons et de signes s’organise dans un espace sans perspective, dans lequel la narration se construit par la répétition et la variation d’échelle. La composition est rythmée par une écriture manuscrite qui s’impose sur la surface, mêlant mots, fragments de phrases et onomatopées.
Cette écriture, loin d’être purement informative, devient un élément plastique à part entière, renforçant la dimension sonore et intérieure de l’œuvre. La palette, dominée par le bleu profond, le rouge carmin et quelques touches de jaune, structure un ensemble dans lequel on retrouve l’écho de la mémoire rurale de Zinelli, ses souvenirs de la campagne, mais aussi les marques de son expérience de la guerre et de l’asile psychiatrique : animaux et formes énigmatiques, maisons, objets.
Un détail singulier attire l’attention : à l’intérieur d’un cercle, un trou de cigarette, réalisé par l’artiste lui-même, vient percer la surface. Ce geste, à la fois spontané et chargé de sens, introduit une dimension tactile et presque rituelle à l’œuvre, comme une signature ou une marque du temps qui traverse la narration.
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Carlo Zinelli naît en 1916 à San Giovanni Lupatoto, près de Vérone. Après avoir participé à la guerre d'Espagne, il traverse une période d'instabilité mentale profonde qui conduit à son internement définitif en 1947 à l'hôpital psychiatrique San Giacomo de Vérone, où il est diagnostiqué schizophrène paranoïde.
Orienté vers l'atelier d'art de l'hôpital en 1957, il produit près de 3 000 œuvres en quinze ans : des compositions de silhouettes répétitives en rouge et bleu sur fond blanc, dans une logique visuelle obsessionnelle et fascinante. Exposé à la Biennale de Venise en 2013, il est aujourd'hui reconnu comme une figure phare de l'art brut mondial.
Œuvres conservées dans les collections de :
MoMA – Museum of Modern Art, New York — Centre Pompidou, Paris — Collection de l'Art Brut, Lausanne — LaM, Villeneuve-d'Ascq — American Folk Art Museum, New York
Galerie Ritsch-Fisch
6 rue des Charpentiers
67000 Strasbourg
Horaires d’ouverture
Lundi au mercredi : fermé
Jeudi au samedi : 14h - 19h
Dimanche : fermé
Contact
Richard Solti
+ 33 6 23 67 88 56
contact@ritschfisch.com
©All Rights Reserved


A.C.M.
1951-2023 (Hargicourt, France)
Sans titre
A.C.M. (Alfred Corinne Marié)
Assemblage de matériaux électriques et miroirs
circa 2020 · 87 x 58 x 5 cm
Cette œuvre réalisée vers 2020, se présente comme un tableau-relief à mi-chemin entre circuit abstrait, façade architecturale et cartographie mentale.
La plaque de bois peinte contenue dans le tableau est entièrement recouverte de sections de câbles électriques et de petites pièces mécaniques, agencées selon des motifs géométriques serrés : cercles concentriques, triangles, diagonales et réseaux de points qui se répondent sur toute la surface. Cette répétition méthodique produit une trame hypnotique, évoquant un schéma de connexions d’éléments interdépendants.
À intervalles réguliers, des fragments de miroir s’insèrent dans la composition comme des ouvertures ou des écrans. Ces surfaces réfléchissantes captent et fragmentent la lumière, en intégrant le public et l’espace à l’œuvre, tout en introduisant une profondeur instable qui rompt la frontalité du tableau.
Le contraste entre le fond clair et la matière sombre et compacte des câbles sciés confère à l’ensemble une forte présence graphique, à la limite du dessin et de la sculpture. La rigueur de la composition est toutefois traversée de légères irrégularités, qui en perturbent la lecture et maintiennent une tension visuelle constante.
Inquire
Sans titre
A.C.M. (Alfred Corinne Marié)
Assemblage de matériaux électriques et miroirs
circa 2020 · 102,5 x 82,5 x 4 cm
Cette œuvre, réalisée vers 2020, se présente comme un tableau-relief de grand format, entièrement composé de sections de câbles électriques et de fragments de miroir. Ces matériaux forment une surface dense et stratifiée, où se croisent des registres à la fois organiques et industriels.
De larges formes blanches, évoquant des feuilles ou des lianes, se déploient sur l’ensemble de la surface selon un enchevêtrement continu, comparable à un réseau végétal vu en surimpression. Les fragments de miroir révèlent un fond morcelé, constitué de reflets colorés et de fragments de l’espace environnant, recomposés au gré des déplacements du public.
La surface agit alors comme un plan instable, intégrant la lumière, les couleurs ambiantes et la présence du public au cœur même de la composition.
Le contraste entre la densité opaque des formes blanches et la profondeur réfléchissante des miroirs génère une vibration visuelle constante. L’œuvre oscille entre opacité et transparence, entre dessin et lumière, comme si une végétation abstraite venait progressivement recouvrir une surface vitrée. La répétition méthodique des sections de câbles évoque un travail patient transformant un matériau industriel en une structure de dentelle.
Dans le prolongement de ses recherches sur les matériaux électriques et le miroir, l’artiste élabore ici un paysage inversé, où des formes organiques se donne comme un champ de perceptions flottantes.
Inquire
A.C.M. est le pseudonyme de Francis Alfred Marié, né le 23 février 1951 à Hargicourt (Aisne) et décédé en 2023. Son acronyme réunit ses propres initiales et celles de sa compagne Corinne, dont le soutien fut central dans sa démarche créatrice. Après une brève formation aux Beaux-Arts de Tourcoing qu'il quitte en détruisant ses travaux, il s'installe dans l'ancienne manufacture de tissage familiale au milieu des années 1970. Il y assemble des matériaux naturels et de récupération — pierres, écorces, fils de fer, machines à écrire — pour produire des sculptures à l'architecture complexe et dense, à la frontière de l'art brut et de l'art singulier.
Œuvres conservées dans les collections de :
Centre Pompidou, Paris — LaM, Musée d'art moderne, contemporain et d'art brut de Lille Métropole — Collection de l'Art Brut, Lausanne — Collection Antoine de Galbert et Bruno Decharme, — Museum Of Everything, Londres - New Museum, New York
Aloïse (Aloïse CORBAZ, dite)
1886 (Lausanne, Suisse) - 1964 (Gimel, Suisse)
Gloire à Dieu Rosière
Aloïse Corbaz
Craie grasse sur papier
entre 1960 et 1963 (5ème période) · 70 x 100 cm
N°497 du catalogue raisonné
En bas à droite: «Gloire à Dieu Rosière»
Inquire
La Muerte Lucrèce Borgia (recto)
Rivoli (verso)
Aloïse Corbaz
Crayons de couleur et mine de plomb sur papier, recto-verso
entre 1924 et 1941 (2ème période) · 29 x 21 cm
N° 26.01 et 26.02 du catalogue raisonné
Légende (recto) : "la Muerte Lucrèce BorghiaRivoli"
Inquire
Aloïse Corbaz naît le 28 juin 1886 à Lausanne. Gouvernante en Allemagne avant la Première Guerre mondiale, elle développe une fascination pour l'Empereur Guillaume II et nourrit le rêve secret de devenir cantatrice. En 1918, elle est internée dans un asile psychiatrique en Suisse, où elle passera plus de 40 ans.
Elle y produit clandestinement plus de 2 000 dessins représentant des figures féminines opulentes et des couples enlacés, réalisés avec des pétales, des herbes ou du jus de cerise. Jean Dubuffet l'admire profondément et elle est l'une des figures centrales ayant inspiré sa théorisation de l'art brut après la Seconde Guerre mondiale.
Œuvres conservées dans les collections de :
Collection de l'Art Brut, Lausanne — Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne — Centre Pompidou, Paris — LaM, Villeneuve-d'Ascq — American Folk Art Museum, New York — Kunstmuseum de Soleure — Musée d'Art et d'Histoire de l'hôpital Sainte-Anne, Paris — La Fabuloserie, Dicy
Hervé Bohnert
b. 1967 (France)
Sans titre
Hervé Bohnert
Crâne en tissu et broderies
2026 · env. 14 x 14 x 18 cm
Inquire
Sans titre
Hervé Bohnert
Crâne en tissu et broderies
2026 · env. 14 x 14 x 18 cm
Inquire
Né en 1967, Hervé Bohnert vit et travaille à Strasbourg.
Artiste autodidacte, il explore la mémoire, la disparition et les représentations de la mort, dans un rapport étroit à son héritage alsacien. Sa pratique mêle sculpture, peinture, interventions sur photographies anciennes et travail du textile. Il transforme des objets chargés d’histoire en supports de réflexion. Son travail s’inspire des danses macabres et des récits funéraires, revisités dans une tension entre gravité et ironie. Ses œuvres, nourries par la fragilité des matériaux eux-mêmes, font dialoguer mémoire intime et mémoire collective.
Œuvres conservées dans les collections de :
Collection Antoine de Galbert - Collection Volot - Fondation Francès - Museum of Everything, Londres - Musée de la Halle Saint-Pierre, Paris - Collections privées aux USA et Paris
Fleury-Joseph Crépin
1875 (Hénin-Beaumont, France) -1948 (Montigny-en-Gohelle, France)
Sans titre
Fleury-Joseph Crépin
Huile sur toile
12.1939 · 45 x 30 cm
Signé en bas à droite : “Crepin Fy – JH ; JH Crepin – F. 12-1939 n°50”
Au dos : “JH Crepin F. 12-1939 n°50”
Foyer de l’Art Brut
Ancienne Collection André Breton
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Fleury Joseph Crépin naît le 8 février 1875 à Hénin-Liétard, dans le Pas-de-Calais, et décède le 10 novembre 1948 à Montigny-en-Gohelle. Plombier-zingueur, quincaillier, musicien et sourcier, rien ne le prédestine à la peinture. En 1930, il se lie d'amitié avec le médium et voyant Victor Simon, qui l'initie au spiritisme, avant de devenir lui-même guérisseur. C'est à l'âge de 63 ans, en 1938, qu'il commence à dessiner puis à peindre, convaincu que ses mains sont guidées par des entités angéliques.
En 1939, une voix lui intime de peindre 300 tableaux pour mettre fin à la guerre. Il achève sa 300e œuvre le 7 mai 1945, jour même de la capitulation nazie — coïncidence qui lui vaudra une aura mystique durable. Ses compositions sont caractérisées par une symétrie rigoureuse, des temples et palais multicolores d'une précision méticuleuse, proches des mandalas, réalisés dans un état de transe. Il produit au total 345 huiles sur toile et 43 « tableaux merveilleux ». Dès 1945, André Breton acquiert deux de ses œuvres lors de l'exposition inaugurale du Foyer de l'Art Brut, et Jean Dubuffet en fait l'un des artistes phares de sa première grande exposition d'art brut en 1949.
Œuvres conservées dans les collections de :
Collection de l'Art Brut, Lausanne — Centre Pompidou / Musée national d'art moderne, Paris — LaM, Villeneuve-d'Ascq (acquisition lors de la vente de la collection André Breton, 2003) — Collection Antoine de Galbert.
Vanessa Garner
b. 1993 (France)
Totem
Vanessa Garner
Fuseaux en bois, brins de lavandin, tissus thaïlandais, laine et perles sur socle
2025 · 200 cm
Conçu pour être touché et manipulé, le travail de Vanessa Garner interroge la distance entre l’art et le public et ouvre la voie à des expériences immersives et participatives.
La verticalité, la forme du bâton et l’usage de matières naturelles confèrent à son œuvre une dimension universelle, associée aux notions de guidance, de lien entre ciel et terre et de purification. Les tissus thaïlandais et la lavande provençale deviennent ainsi les vecteurs d’une narration à la fois intime et collective, établissant un pont entre les cultures et les générations.
Inquire
Jeune artiste d’origine franco-thaïlandaise, Vanessa Garner développe une œuvre ancrée dans l’exploration du métissage, de la mémoire et de l’identité. Elle utilise des matériaux naturels — bois, tissus batik, laine, lavandin — qu’elle assemble en installations, objets totémiques et sculptures textiles.
Le travail de Vanessa Garner a été présenté lors de nombreuses expositions individuelles et collectives à Strasbourg, Paris, Lille, Zurich et Lausanne. Elle est lauréate de la Fondation Laurent-Vuibert.
Son travail sera présenté à Venise pendant l’édition 2026 de la Biennale dans le cadre de l’exposition Personal Structures au Palazzo Mora.
Œuvres conservées dans les collections de :
Galerie Ritsch-Fisch, Strasbourg — Collections privées, Paris, Lille, Zurich et Lausanne — Résidences : Château de Lourmarin, Fondation Laurent-Vuibert
Morgane Salmon
b. 1987 (France)
Grand vase aux élégantes fleurs rouges
Morgane Salmon
Céramique émaillée
2024 · 36 x 30 x 30 cm
Inquire
Grand vase aux fleurs élégantes jaunes
Morgane Salmon
Céramique émaillée
2025 · 35 x 30 x 30 cm
Inquire
Cache-pot aux fleurs carnivores rouge orangé et 3 serpents
Morgane Salmon
Céramique émaillée
2024 · 23 x 38 cm
SOLD
Morgane Salmon est une céramiste strasbourgeoise née en 1987, qui pratique la céramique depuis l'âge de huit ans.
Elle s'installe dans son atelier à Strasbourg en 2012 sous le nom d'Heurgothique et développe des créations foisonnantes — vases, sculptures hybrides — recouvertes de motifs floraux et organiques aux couleurs vives, brouillant la frontière entre art et artisanat. Elle expose à la Galerie Ritsch-Fisch à Strasbourg depuis 2024.
Œuvres conservées dans les collections de :
Halle Saint-Pierre, Paris — Galerie Ritsch-Fisch, Strasbourg — Biennale de la céramique, Guebwiller et Chantemerle-lès-Grignan
Flore SIGRIST
b. 1985 (France)
Le Jardin des délices de Flore
Flore Sigrist
Acrylique sur toile
2024 · 200 x 300 cm
Signée et numérotée : “20243000820”
Inquire
Flore Sigrist est une artiste peintre et plasticienne née en 1985 à Strasbourg. Autodidacte et prodige, elle développe un style expressionniste abstrait lyrique fait de gestes spontanés, de couleurs intenses et d'une tension entre ordre et chaos.
En 1995, à seulement dix ans, elle expose 40 œuvres au Sporting d'Hiver de Monaco lors d'une vente aux enchères caritative organisée sous l'égide de la Principauté, au bénéfice de l'association Mission Enfance, en présence du Prince Rainier III et du Prince Albert. C'est à cette occasion qu'Alain Renner, alors vice-président de Sotheby's France, découvre la jeune prodige et la prend sous son aile — un tournant décisif qui lance sa reconnaissance internationale.
En 2011 et 2012, elle figure parmi les 30 artistes de moins de 30 ans les plus cotés en peinture internationale, et en 2015, Forbes la cite comme seule femme française dans sa liste des artistes émergents les plus influents.
Œuvres conservées dans les collections de :
Musée MMM – Mer Marine Monde, Bordeaux (10 œuvres monumentales en collection permanente depuis juin 2019) — Centre national des arts plastiques (Cnap), France — Collections privées à Monaco et en Suisse
Louis Soutter
1871 (Morges, Suisse) - 1942 (Ballaigues,Suisse)
Les Pa/ssions enfermées
Louis Soutter
Encre de Chine sur papier
"Période maniériste" : 1930-1937 · 34 x 25,5 cm
N°2088 du catalogue raisonné
Au dos : "Après l'émotion / spirituelle du 13 juin / Je signe / Louis Soutter"
Publications
Louis Soutter, Crayon, plume & encre de Chine, Michel Thévoz et Anne-Marie Simond, Ed. Héron, 2002
Reproductions
Louis Soutter, Crayon, plume & encre de Chine, Michel Thévoz et Anne-Marie Simond, Ed. Héron, 2002 : reproduction pleine page, p.115
Inquire
Louis Soutter naît le 4 juin 1871 à Morges, en Suisse. Doué, il mène de brillantes études d'architecte et d'ingénieur, pratique le violon et la peinture, et est nommé en 1897 directeur du département arts et design au Colorado College, aux États-Unis.
De retour en Europe, il sombre progressivement dans la précarité et la marginalité, et finit interné dans un hospice suisse. Après 1936, l'arthrose l'empêchant de tenir un crayon, il peint entièrement au doigt à l'encre et à la gouache. Son cousin Le Corbusier l'encourage ; Jean Dubuffet le découvre en 1945 et l'intègre à sa collection d'art brut.
Œuvres conservées dans les collections de :
Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), Lausanne (plus de 630 œuvres) — MoMA – Museum of Modern Art, New York — Kunstmuseum Basel — Kunsthaus Zürich — Kunstmuseum Winterthur — Fondation Le Corbusier, Paris
Adolf Wölfli
1864 (Bowil, Suisse) - 1930 (Berne, Suisse)
Détails du verso
Sans titre
Adolf Wölfli
Mine de plomb et crayon de couleur sur papier, recto-verso
1926 · 59 x 51 cm
Oeuvre recto-verso : écritures manuscrites au verso
Publications
Expositions
Reproductions
Inquire
Détails du verso
Sans titre
Adolf Wölfli
Mine de plomb et crayon de couleur sur papier, recto-verso
circa 1920 · 32 x 20 cm
Oeuvre recto-verso : écritures manuscrites au verso
Inquire
Adolf Wölfli naît le 29 février 1864 à Bowil, près de Berne. Orphelin, victime d'abus et de misère dès l'enfance, il est interné en 1895 à l'asile psychiatrique de la Waldau où il passera toute sa vie.
À partir de 1899, il produit une œuvre titanesque : plus de 1 500 dessins et une autobiographie fantastique de 25 000 pages, mêlant royaumes imaginaires, partitions musicales et symboles géométriques. André Breton le cite comme « l'une des trois ou quatre œuvres capitales du XXe siècle ». Il est l'un des premiers artistes hors norme à avoir été étudié par un psychiatre, Walter Morgenthaler, dès 1921.
Œuvres conservées dans les collections de :
Musée des Beaux-Arts de Berne / Fondation Adolf Wölfli — Collection de l'Art Brut, Lausanne — Centre Pompidou / Musée national d'art moderne, Paris — Collection Prinzhorn, Heidelberg — LaM, Villeneuve-d'Ascq
Anna Zemánková
1908 (Olomuc, Rép. Tchèque) - 1988 (Prague, Rép. Tchèque)
Sans titre
Anna Zemánková
Encre, crayon de couleur, papier découpé, broderie et fil sur papier
entre 1965 et 1973 · 62 x 45 cm
Signé en bas à droite : “Zemánková”
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Inquire
Anna Zemánková naît en 1908 à Olomouc, en Moravie (actuelle République tchèque). Prothésiste dentaire de formation, elle commence à peindre à 52 ans pour échapper à la dépression, tôt le matin avant le réveil de sa famille, dans un état proche de la transe.
Elle produit de grandes compositions florales et organiques à l'encre, au pastel et à l'aquarelle, représentant des formes hybrides entre botanique et imaginaire, peuplées de forces qu'elle décrivait comme magnétiques. Honorée à la Biennale de Venise en 2013 puis en 2024, elle est aujourd'hui reconnue comme l'une des grandes figures féminines de l'art brut.
Œuvres conservées dans les collections de :
Centre Pompidou, Paris — Museum of Fine Arts, Boston — Collection de l'Art Brut, Lausanne
Carlo Zinelli
1916 (San Giovanni Lupatoto, Italie) - 1974 (Vérone, Italie)
Tavoli Verdi e figura piegata blu stellata · 468 A
Cavallo su cerchi con figura barbuta tra le zampe · 468 B
Carlo Zinelli
Gouache sur papier, recto-verso
14 janvier 1967 · 70 x 50 cm
N°468 A et 468 B du catalogue général
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Inquire
Grande uomo con fez e figure neri · 715 A
Grande uomo con fez e donna neri · 715 B
Carlo Zinelli
Gouache sur papier, recto-verso
25 mars 1968 · 70 x 50 cm
N°715 A et 715 B du catalogue général
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Pesce stellato blu, alpino con penna e case · 729 A
Due grandi alpine dai nasi a spirale e penna blu · 729 B
Carlo Zinelli
Gouache et mine de plomb sur papier (729 A) ; gouache sur papier (729 B) ; oeuvre recto-verso
29 avril 1968 · 70 x 50 cm
Ce travail recto-verso de Carlo Zinelli déploie un univers d’une grande intensité, fidèle à l’esprit de l’artiste. Sur chaque face, deux grandes silhouettes stylisées, l’une bleue, l’autre rouge, se font face ou se répondent, traversées de motifs circulaires et d’ouvertures, comme des archétypes humains ou des figures totémiques. Autour d’elles, une constellation d’objets, d’animaux, de maisons et de signes s’organise dans un espace sans perspective, dans lequel la narration se construit par la répétition et la variation d’échelle. La composition est rythmée par une écriture manuscrite qui s’impose sur la surface, mêlant mots, fragments de phrases et onomatopées.
Cette écriture, loin d’être purement informative, devient un élément plastique à part entière, renforçant la dimension sonore et intérieure de l’œuvre. La palette, dominée par le bleu profond, le rouge carmin et quelques touches de jaune, structure un ensemble dans lequel on retrouve l’écho de la mémoire rurale de Zinelli, ses souvenirs de la campagne, mais aussi les marques de son expérience de la guerre et de l’asile psychiatrique : animaux et formes énigmatiques, maisons, objets.
Un détail singulier attire l’attention : à l’intérieur d’un cercle, un trou de cigarette, réalisé par l’artiste lui-même, vient percer la surface. Ce geste, à la fois spontané et chargé de sens, introduit une dimension tactile et presque rituelle à l’œuvre, comme une signature ou une marque du temps qui traverse la narration.
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Inquire
Carlo Zinelli naît en 1916 à San Giovanni Lupatoto, près de Vérone. Après avoir participé à la guerre d'Espagne, il traverse une période d'instabilité mentale profonde qui conduit à son internement définitif en 1947 à l'hôpital psychiatrique San Giacomo de Vérone, où il est diagnostiqué schizophrène paranoïde.
Orienté vers l'atelier d'art de l'hôpital en 1957, il produit près de 3 000 œuvres en quinze ans : des compositions de silhouettes répétitives en rouge et bleu sur fond blanc, dans une logique visuelle obsessionnelle et fascinante. Exposé à la Biennale de Venise en 2013, il est aujourd'hui reconnu comme une figure phare de l'art brut mondial.
Œuvres conservées dans les collections de :
MoMA – Museum of Modern Art, New York — Centre Pompidou, Paris — Collection de l'Art Brut, Lausanne — LaM, Villeneuve-d'Ascq — American Folk Art Museum, New York
Galerie Ritsch-Fisch
6 rue des Charpentiers
67000 Strasbourg
Horaires d’ouverture
Lundi au mercredi : fermé
Jeudi au samedi : 14h - 19h
Dimanche : fermé
Contact
Richard Solti
+ 33 6 23 67 88 56
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